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GROUPE CAPITALES MÉDIAS

Le Droit Publié le 09 septembre 2016 à 20h27

L’imaginaire enflammé
Gaétan Hart et la Lièvre, les étoiles du... (Patrick Woodbury, LeDroit)

Gaétan Hart et la Lièvre, les étoiles du Match de Lisa Creskey 

PATRICK WOODBURY, LEDROIT

VALÉRIE LESSARD
Le Droit

Des rings de boxe et des camps de bûcherons. De bois et de porcelaine. La nouvelle exposition de l’artiste outaouaise Lisa Creskey fourmille de 1001 liens entre le parcours de combattant du boxeur  Gaétan Hart et l’histoire de l’industrie forestière sur la rivière du Lièvre.

Aux creux des mains de Lisa Creskey, il y avait d’un côté le ring, où se sont tour à tour exprimées la puissance et la poésie de Gaétan Hart. De l’autre, la rudesse des camps de bûcherons et la beauté sauvage de la Lièvre.

« En Gaétan Hart, je voyais une personnification de l’histoire de la région », explique l’artiste qui a grandi à Ripon, vécu à Buckingham alors que le boxeur en était à ses derniers pas dans l’arène et qui habite aujourd’hui à Chelsea.

En titrant son exposition Match, Lisa Creskey avait également en tête le mariage entre la fragilité de son matériau de prédilection et la violence du sport et la dureté des conditions de vie dans les camps de bûcherons. Entre la rigidité de la porcelaine une fois cuite et la fluidité des élans du sportif ou de la rivière du Lièvre. « La porcelaine a quelque chose de très fragile, c’est vrai, mais une fois qu’elle est sortie du four, ce que j’en ai fait et ce que j’y ai peint est là pour toujours et s’inscrit dans la durée. »

Et ce qu’elle inscrit dans la glaise, ce qu’elle façonne, sculpte et y peint la ramène à la mise en scène de ses explorations artistiques.

« Une fois que mes recherches sont finies, ce sont mes mains qui me guident dans l’expression de ce qui est essentiel à faire ressortir dans mes oeuvres. Je dois donc rester ouverte, disponible aux idées qui émergent ainsi. Faire confiance à mes mains et au matériau. »

Créativité et théâtralité

Avec Match, Lisa Creskey élargit les horizons de ses créativité et théâtralité. Car l’artiste, dont les oeuvres s’apparentent souvent à des castelets nouveau genre, joue de la porcelaine comme d’une scène grouillant de personnages et de vie. Comme autant d’histoires racontant des pans du passé.

« L’Histoire est toujours vivante, présente et il faut dialoguer avec elle, s’interroger sur ce qu’elle peut nous faire comprendre de qui nous sommes », fait-elle valoir. 

« On est en suspension sur l’Histoire comme sur l’eau. Et mon travail, c’est de regarder sous la surface… Car tout ce qui s’y cache, c’est ce qui était là avant nous, tout ce qui nous supporte pour nous permettre d’avancer », enchaîne Mme Creskey avec ferveur.

Chaque pièce foisonne de détails qui donnent un côté ludique à ce qu’elle y représente. 

Pour les besoins de sa cause, elle a donc installé, ici de toutes petites figurines perchées sur une branche, là ses plus impressionnantes pièces. Cette fois, elle ne l’a non pas fait sur les traditionnels blocs blancs sous verre, mais dans d’imposantes structures de bois. 

Ces dernières, elle les a travaillées pour évoquer le corps d’un boxeur, ses mouvements. Et les a ajourées pour créer des zones d’expression. Ainsi, dans les cuisses de l’un, coule la rivière dans une scène figurant un moulin à scie, sa slide et les pitounes en attente d’être assemblées en cages. Au coeur de l’autre, le George Bothwell vogue avec homme, femmes et enfants à bord.

« Je voulais, de cette manière, expérimenter une nouvelle forme d’interaction avec le public. Il y a donc une mise en scène dans la disposition même des oeuvres dans l’espace de la galerie », souligne fièrement Mme Creskey.

Du coup, à force de tourner autour de chaque pièce, de pencher la tête à gauche et à droite, voire de plier les genoux comme un boxeur examinant son adversaire, le visiteur décèlera tantôt une minuscule église cachée au pied d’un arbre, tantôt un lièvre semblant surgir de son terrier.

« En jouant de cette manière avec le public, je les invite à prendre le temps d’entrer dans l’histoire, à y participer activement, d’une certaine façon », se réjouit-elle.

Match parfait

L’artiste a de plus tenu à « brûler » le bois de ses boxeurs. Autant de marques qui, tout en rappelant les blessures du sportif, renvoient aussi à l’étape cruciale de transformation de la glaise en porcelaine, dans la chaleur de son four.

« Le feu est l’autre entité, essentielle, qui participe à ma création. Qui me permet de redécouvrir mes oeuvres quand la cuisson en est terminée. »

L’on ne s’étonne dès lors pas que Match renvoie aussi aux allumettes fabriquées en Outaouais, et qui servent de têtes à certains de ses personnages miniatures…


The Guardian – Charlottetown – March 13, 2014

Les sculptures de mémoire de Lisa Creskey

Patrick Voyer

Published on 13 mars 2014

By the Locks Diorama

By the Locks Diorama

La sculpteuse originaire de Ripon Lisa Creskey expose pour la première fois en solo dans sa région du 19 mars au 27 avril à l’Espace Pierre-Debain avec Reviens-moi.

Après avoir étudié en peinture et cessé toute activité artistique pour se consacrer à élever ses deux enfants, Lisa, 44 ans, a repris le goût à la création il y a cinq ans avec la sculpture.

«C’est grâce à ma mère, dit-elle. Elle fait de la poterie fonctionnelle et j’étais intriguée par la surface que ça donnait. J’ai donc commencé à peindre sur ses pots, j’ai vu que c’était comme une toile que je peux manipuler en formes.»

Lisa utilise la terre cuite et la porcelaine pour sublimer des souvenirs des lieux et paysages qui ont marqué sa jeunesse. «Je travaille de façon intuitive à partir de ma mémoire. J’y mets aussi mes émotions, ce qui donne un rendu surréaliste.»

Les images dans sa tête et le matériel l’emportent avant tout à la table à dessin, chez Lisa. Et elle affirme que si elle est bien “connectée” avec son passé, elle peut aller chercher le public et les projeter dans ses souvenirs! «S’ils peuvent faire une connexion avec les œuvres, ressentir une émotion comme moi quand je travaille, j’aimerais ça», avoue l’artiste.

Plusieurs pièces de Reviens-moi ont été réalisées ces dernières années et d’autres nouvelles ont été créées spécifiquement pour l’expo. On peut penser à ses grands hérons, aux écluses sur le canal Rideau et son installation de mur sur les Montagnes Noires de la Petite-Nation et leur histoire de “claims” minéraux. Lisa s’inspire de l’histoire, mais n’hésite pas à bifurquer dans les légendes, comme les dieux et les déesses de la fertilité…

L’artiste a déjà exposé à Ottawa plusieurs fois, autant à l’intérieur qu’à l’extérieur, et à Toronto. Elle a aussi participé pendant quelques années à la tournée des artistes, mais là, c’est sa première expo au Québec, dans sa région natale en plus!

Le Droit

Publié le 06 avril 2014 à 17h16 | Mis à jour le 06 avril 2014 à 17h16

Au coeur de l’imaginaire de Lisa Creskey

Le Rêve de Dame Franklin, de Lisa Creskey, fascine... (Patrick Woodbury, LeDroit)

Le Rêve de Dame Franklin, de Lisa Creskey, fascine par les multiples lectures qu’il est possible d’en faire.

PATRICK WOODBURY, LEDROIT

<p>Valérie Lessard</p>

L’imaginaire foisonnant de réalisme et de détails de Lisa Creskey habitera celui du visiteur bien longtemps après la rencontre entre les deux. L’exposition Reviens-moi, de l’artiste qui travaille la terre cuite et la porcelaine de façon saisissante, est à voir absolument.

Subjugué. C’est l’état dans lequel peut laisser l’exposition de Lisa Creskey.

Chacune de ses pièces, du petit Canot à la héronnière (Rookery), son installation de plus grande envergure, réclame de marquer une pause. De prendre le temps de plonger dans l’oeuvre pour en saisir les moindres détails.

Car pendant que l’une fait voguer sur les flots, à la chasse à la baleine et au morse (Miroir), une autre multiplie les assiettes pour rendre compte de la faune du Parc (de la Gatineau, fort probablement), de la couleuvre à la mésange, en passant par le cerf, le tamia rayé, voire le raton laveur (et les rebuts laissés par les humains, qu’il ne renie pas comme source d’approvisionnement).

Cela dit, ce sont des pièces telles Le Rêve de Dame Franklin ouPrès des écluses qui séduisent le plus.

D’abord, par la technique dont l’artiste démontre une maîtrise époustouflante. Ensuite, par l’indéniable sens inné de la narration qu’elle transpose dans ses oeuvres. Puis, par le plaisir pris à en découvrir toutes les facettes et tous les sens.

Le Rêve de Dame Franklin fascine par les multiples lectures qu’il est possible d’en faire. Pour cette pièce, Lisa Crekey s’est inspirée de la disparition des HMS Terror et Erebus, voiliers à moteurs qui, placés sous le commandement de John Franklin, en 1845, devaient réaliser la première traversée du passage du Nord-Ouest et explorer l’Arctique.

À première vue, on apprécie donc l’un des navires qui orne le fond du bol. Ce n’est qu’en en faisant le tour qu’on en note les particularités: le corps d’un ours peint à l’extérieur; les glaciers dont les sommets forment les rebords; les personnages qui prennent vie à travers les trous des parois, et qui, comme autant de hublots, dirigent l’attention du spectateur.

Reviens-moi, propose l’artiste? Le visiteur sera assurément tenté de céder à son désir.


Ottawa Magazine – May 2013 issue

Lisa in Ottawa Magazine May 2013 B

Where Magazine – May-June 2013

Where Magazine May-June 2013 short

The Low Down to Hull & Back News – May 23, 2013 issue

Low Down photo May 23 2013 smaller

Le Droit – 25 mai, 2013

Landscapes Within – Topographical Sculptures of My Mental Geogaphy

Founders Lecture Series, February 16, 2013

Geography Department, Carleton University

 

OTTAWA MAGAZINE

September 29, 2012

http://www.ottawamagazine.com/culture/artful-blogger/

THE ARTFUL BLOGGER: Ceramic artist Lisa Creskey is in a class by herself — a look at her latest exhibitions

By Paul Gessell

The writer calls the effect in Characteristics of Maps and Measures “other-worldly and mesmerizing.” Image by Lisa Creskey.

Usually, I just walk on by when it comes to ceramics, although I do know and admire some fine local masters of the medium: Jim Thomson and Maureen Marcotte come to mind.

So, it takes a great deal of skill and artistry to impress me when it comes to ceramics. And impressed I was when I visited the Outaouais studio of Lisa Creskey during the recent annual Chelsea-Wakefield Studio Tour. Compared to most other artists and craftspeople on the tour, she was definitely in a class by herself.

Creskey is not new to the scene. It’s just that I am new to Creskey, having walked by too many pottery shows over the years without taking a look. Creskey creates ceramics that are really complex sculptures with intriguing narratives. Her work is truly unique.

She has an exhibition, Images I Inhabit, that has just opened at Atrium Gallery at Centrepointe and continues until Oct. 24. She also has a show, Our Enfolding Junctures, from Oct. 19 to Nov. 8 at her dealer’s, L.A. Pai Gallery in the ByWard Market. And she is also participating in the annual 260 Fingers pottery extravaganza at the Glebe Community Centre, Nov. 9 to 11. Creskey was supposed to have an exhibition at Karsh-Masson Gallery in the market last spring. But a leaky roof postponed that exhibition until May 2013. This is one busy artist.

The Atrium show is dominated by an installation of real twigs inhabited by families of life-sized ceramic blue herons or, to be more precise, fragments of blue herons. These are the herons that nest in marshy areas near rural stretches of the Rideau Canal.

The show also has jagged-edged bowls depicting marshy areas and a spectacular ceramic scene on a wall called “Characteristics of Maps and Measures – York Boat.” That latter piece shows several identical, red-faced characters in a open boat, dramatically battling waves. The effect is other-worldly and mesmerizing.

“My primary drive as a visual artist has been that of storytelling from a personal point of departure or connection,” Creskey said in an email to me. “Through my work I attempt to question and destabilize my own understanding of personal and collective identity. I am drawn to historical documents and artifacts as a place to initiate visual exploration. These images that are, or were, commonly found in Canadian school textbooks play a role in our formative internal visual foundation. The shared nature of these artifacts gives me a point of departure from which to question and explore my own understanding of personal and collective identity.”

 

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2012 Taiwan Ceramics Biennale

The “Taiwan Ceramics Biennale” is the only large international ceramic art exhibition held in Taiwan. Since it was first organized by Yingge Ceramics Museum in 2004, the biennale has done much to introduce the people of Taiwan to the very latest contemporary ceramic art work. At the same time, the event also enables us to invite international ceramic artists to Taiwan where they can learn more about Taiwanese ceramic art culture. Over many years of hard work the “Taiwan Ceramics Biennale” has excelled at bringing together Taiwanese and international ceramic artists.

The 2012 Taiwan Ceramics Biennale selects works to be exhibited at the biennale through a competitive format. In addition to the competition element of the biennale, Yingge Ceramics Museum also presents an exhibition that focuses on the meaning the 111 artists convey through their works. To that end, it is our hope that dividing the pieces into one central theme and four sub-themes will enable visitors to better understand and appreciate the works.

 

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